| Historique | | | Seule commission scolaire sur tout l’ensemble du territoire yukonnais, la Commission scolaire francophone du Yukon no. 23 (CSFY) a officiellement ouvert ses portes le 1er juillet 1996, après plusieurs années de lutte pour faire reconnaître l’importance du dossier de la gestion scolaire pour les francophones du Yukon. À cette époque, l’école Émilie-Tremblay commençait à offrir la douzième année et, l’année suivante, décernait son premier diplôme d’études secondaires. C’est d’ailleurs en 1995 que les nouveaux locaux de l’école étaient inaugurés, avec un peu plus d’une centaine d’étudiants inscrits. Aujourd’hui, en 2010, près de 170 étudiants fréquentent l’école, de la maternelle 4 ans à la douzième année. La Commission scolaire francophone du Yukon (CSFY), forte de ces années de succès, poursuit son mandat en gestion scolaire avec toujours la même passion pour la réussite et l’épanouissement des élèves. Elle a entrepris, en 2009, un recours judiciaire contre le ministère de l'Éducation du Yukon pour obtenir la pleine gestion scolaire.
Voici, en résumé, les étapes charnières des 25 dernières années qui ont aidé à la création de la Commission scolaire francophone du Yukon (CSFY) et qui permettent, aujourd’hui, la poursuite de la lutte pour le respect du droit à l’éducation en français pour tous les ayants-droits du Yukon.
Années 1980 | Années 1990 | Années 2000 | | |
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| | Les années 1980 | | | 1982Incorporation de l'Association franco-yukonnaise (AFY)La Charte des droits et libertés est enchâssé dans la Constitution du Canada, qui énonce et protège le droit à l'instruction dans la langue de la minorité grâce à l’article 23. 1983Des enseignants et des parents membres de l'AFY demandent l'appui des comités scolaires des huit écoles de Whitehorse afin de mettre sur pied un programme-cadre de français à Whitehorse. Quatre comités répondent favorablement.On sondage révèle que 67 élèves sont admissibles à l'instruction en français. L'AFY demande au ministère de l'Éducation d'instaurer le programme-cadre de français. 1984Création du programme d'enseignement en français langue maternelle, appelé le programme-cadre de français, de la 1e à la 6e année. Trente-quatre enfants fréquentent les deux classes du programme, logées au sous-sol de l'école Whitehorse Elementary. Un comité scolaire composé de trois personnes est formé. 1985Extension du programme-cadre : intégration d'une maternelle à la classe de 1e et 2e année et ajout d'une classe de 7e-8e-9e année. Cette dernière est logée à l'école G.A. Jeckell, devenue Riverdale High School avant de disparaître dans le mouvement de la réorganisation des niveaux menée par le ministère de l'Éducation.En octobre, l'Assemblée législative du Yukon adopte le nom Émilie-Tremblay pour le programme-cadre. 1988Le programme-cadre obtient officiellement son statut d'école à la suite de la remise au ministre de l'Éducation, Piers McDonald, d'une pétition contenant 125 signatures.Signature de la première entente Canada-Yukon sur les langues et adoption de la Loi sur les langues du Yukon.Création du Bureau des services en français.Création de la Société des parents francophones du Yukon (SPFY), parrainée par l'AFY, nommée par la suite Bureau des parents franco-yukonnais (BPFY) avant de devenir l'Association des partenaires de l'école française (APÉF), organisme indépendant. 1989En raison de la localisation de l'école en deux lieux et des problèmes engendrés par la cohabitation des clientèles anglophones et francophones, la SPFY étudie les obstacles qui entravent la mission de l'école Émilie-Tremblay et explore les options possibles pour améliorer la situation dans un document intitulé : "Rapport sur les hypothèses d'avenir de l'école Émilie-Tremblay". Le rapport recommande, sur la base d'un sondage et de deux consultations, l'établissement d'une école française homogène. | | |
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| | Les années 1990 | | | 1990L'école Émilie-Tremblay devient une école homogène. L'année scolaire commence dans les locaux préfabriqués de la rue Nisultlin à Riverdale. Le ministre de l'Éducation s'engage à rénover ces locaux vétustes qui ne constituent qu'une solution provisoire pour les francophones.La Loi scolaire du Yukon est abrogée. La nouvelle Loi sur l'éducation est adoptée.L'Association franco-yukonnaise participe aux consultations relatives à la nouvelle loi et à sa réglementation. Elle fait pression pour que l'article 23 de la Charte des droits et libertés soit intégré à la Loi sur l'éducation.La Garderie du petit cheval blanc voit le jour. Elle accueille 7 enfants.La SPFY devient le Bureau de parents franco yukonnais (BPFY) et représente trois entités : le comité scolaire de l'école Émilie-Tremblay, La Garderie du petit cheval blanc et l'AFY. 1991Des élections ont lieu pour élire des conseillers scolaires francophones. Le comité scolaire de l'école Émilie-Tremblay devient un conseil scolaire.Des locaux préfabriqués sont ajoutés à l'école pour accueillir le secondaire. L'absence de gymnase crée un problème majeur. Le financement de l'éducation en français demeure inadéquat. Le conseil scolaire commence à revendiquer une nouvelle école.Une corvée communautaire est organisée par le BPFY pour agrandir la garderie de façon à répondre aux besoins des parents de la communauté. On passe de 14 à 26 places. 1992Le ministère du Patrimoine canadien injecte 113 millions de dollars dans la mise en oeuvre de la gestion scolaire pour les communautés de langues officielles. Sans consulter les francophones, le ministère de l'Éducation lance le message au ministère du Patrimoine canadien que les francophones du Yukon n'ont aucun besoin en gestion scolaire. 1993Pour la première fois, l'école francophone offre la 10e année. 1994Le conseil scolaire de l'école Émilie-Tremblay participe pour la première fois à une consultation tripartite avec le ministère du Patrimoine canadien et le ministère de l'Éducation du Yukon au sujet des besoins de la communauté en matière d'éducation.On ajoute la 11e année aux services de l'école Émilie-Tremblay.Les gouvernements fédéral et territorial s'engagent à financer la construction d'une nouvelle école pour les francophones. Le ministère du Patrimoine canadien accepte également de financer la construction de nouveaux locaux pour la garderie française. 1995On ajoute la 12e année aux services de l'école Émilie-Tremblay. Le nouvel édifice abritant l'école Émilie-Tremblay ouvre ses portes sur Falcon Drive en septembre. Construite pour recevoir 250 élèves, l'école francophone en accueille un peu plus de cent. Alors qu'on procède à sa construction, la Garderie du petit cheval est rasée par le feu, victime d'un acte criminel. 1996L'école Émilie-Tremblay décerne son premier diplôme d'études secondaires en juin. La Commission scolaire francophone du Yukon no 23 est créée, première et unique commission scolaire à ce jour au Yukon. La première entente de contribution entre le ministère de l'Éducation et la CSFY no 23 est signée. On procède à l'embauche des employées de la CSFY no 23 : une directrice générale secrétaire-trésorière et une adjointe administrative.
L'école prête temporairement des locaux à la Garderie du petit cheval blanc pour lui permettre de maintenir ses services à la communauté franco yukonnaise 1997La nouvelle garderie francophone ouvre ses portes sur Falcon Drive. Elle accueille 33 enfants, le nombre maximal possible.L'Association des partenaires de l'école française voit le jour. 1998Le partenariat communautaire en éducation (PCÉ) est créé et rassemble les organismes communautaires franco-yukonnais oeuvrant dans le domaine de l'éducation.La Garderie du petit cheval blanc désire agrandir ses locaux afin de mieux répondre à la demande de services de la communauté. On veut ajouter une salle pour les bébés, une salle pour les enfants de la maternelle ainsi qu'une salle de bain. Elle dépose un projet lors de la rencontre interministérielle organisée par Patrimoine canadien. 1999Le ministère du Patrimoine canadien injecte 70 millions de dollars supplémentaires dans le domaine des langues officielles. Dix-huit millions sont affectés aux langues officielles dans l'enseignement pour appuyer notamment la mise en oeuvre de mesures visant à consolider la gestion scolaire, à améliorer la qualité de l'éducation et à étendre l'accessibilité de l'enseignement postsecondaire pour les francophones.Le sous-ministre de l'Éducation endosse la création d'un comité paritaire de travail en éducation où l'on aborde les ententes bilatérales en éducation et les besoins de la francophonie yukonnaise dans leur globalité : le préscolaire, le scolaire, le postsecondaire, etc. Quatre représentants du MÉY et quatre représentants de la communauté (CSFY, AFY et APÉF) y siègent.Les membres du Partenariat communautaire en éducation (PCÉ) suggèrent que le comité de négociation de la CSFY soit composé de gens de la CSFY, de l'AFY et de l'APÉF pour présenter une image plus globale des besoins en éducation en vue de l'entente MÉY-CSFY. Le MÉY se montre réticent à la suggestion. La CSFY décline la suggestion mais s'engage à consulter les membres du PCE.Le ministère de l'Éducation entreprend le processus de révision de la Loi sur l'éducation.Le nombre d'inscriptions à l'école Émilie-Tremblay est de 110 | | |
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| | Les années 2000 | | | 2000Signature de la première entente bilatérale en éducation qui donnera naissance au programme d'animation culturelle à l'école Émilie-Tremblay (temps partiel), au programme de maternelle 4 ans le Jardin d'Émilie et au programme TAM au secondaire (théâtre, arts et musique). 2002Création d'un groupe de travail conjoint ministère de l'éducation / partenariat communautaire en éducation (MEY-PCE). 2003Extension du programme de maternelle à temps plein. 2004Programme d'animation culturelle à l'école Émilie-Tremblay est maintenant à temps plein. Le nombre d'inscriptions à l'école Émilie-Tremblay est de 125. 2005Première planification stratégique de la CSFY pour 2005-2010 2006Reconnaissance du Jardin d’Émilie par le ministère de l’Éducation.Les éducateurs deviennent des employés du ministère (et par le fait même, sont considérés comme des enseignants) et les élèves du Jardin d’Émilie sont dorénavant comptés dans les nombres totaux de l’école au même titre que les autres élèves.L’entente cadre en éducation 2006-2009 est négociée et adoptée.Appui financier du ministère de l’Éducation afin de mettre sur pied un programme de francisation à l’école.Dépôt du rapport final Landry/Johnson pour la conceptualisation et le plan de mise en œuvre du programme d’enseignement secondaire en français de l’école Émilie-Tremblay.Des fonds du fédéral et du territorial sont alloués afin de mettre sur pied un projet-pilote pour les élèves du secondaire de l’école Émilie-Tremblay. La CSFY se donne cinq ans pour mettre sur pied sa nouvelle programmation.Le secondaire de l’école Émilie-Tremblay fait peau neuve ; un nouveau nom et une nouvelle image de marque sont dévoilés pour le programme Académie Parhélie. 2007Distribution d’ordinateurs portables aux élèves et au personnel enseignant du secondaire.Service de psychoéducation offerts à temps plein à l’école.Changement à la direction de l’école, un nouveau directeur entre en poste. Près de 150 élèves sont inscrits à l’école de la maternelle à la douzième année.
2008 L'école Émilie-Tremblay et l'Académie Parhélie rassemblent plus de 160 élèves. La commission scolaire joint les rangs de la Commission nationale des parents francophone.Le Partenariat communautaire en éducation (PCÉ) se mobilise autour d'un plan d'action pour desservir la communauté.Une consultation est lancé afin d'évaluer les différentes avenues à explorer pour répondre aux besoins de locaux du secondaire car l'école commence à se faire petite. L'idée de centre scolaire communautaire est explorée.
2009 L'école accueille environ 170 élèves en septembre et les inscriptions sont à la hausse d'année en année. La localisation du secondaire devient un dossier prioritaire. La CSFY veut obtenir un bâtiment distinct pour le programme. À court terme, des locaux portatifs pourraient être installés sur le terrain de l'école pour créer plus d'espace. Un recours judiciaire est lancé contre le ministère de l'Éducation du Yukon afin d'obtenir l'application de la pleine gestion scolaire. Le procès est prévu au printemps 2010. Un poste de coordination de la petite enfance est crée. La CSFY, l'école Émilie-Tremblay et l'Académie Parhélie refont leur image de marque. | | |
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